Grandes serres tropicales

Les grandes serres tropicales ne sont pas très nombreuses en France, et toujours très impressionnantes. Une dizaine sont suffisamment grandes pour avoir l'impression de pouvoir s'y perdre. Les plus anciennes sont celles du Jardin des Plantes, dans le parc du museum national d'histoire naturelle de Paris (MNHN).

Celles du jardin botanique au parc de la Tête d'Or à Lyon, sont les deuxième en date. Conçues il y a 150 ans par Gustave Bonnet, directeur du Parc de la Tête d’Or, elles furent construites avec une armature en bois. Trop fragiles pour durer, elles furent reconstruites entre 1877 et 1880.

Grandes serres du parc de la Tête d'Or (Lyon)

L'année suivante, se sont celles de Strasbourg qui voient le jour. Mais seules quelques photographies d'époque permettent d'en voir les traces étant donné qu'elles furent détruites par un violent orage en 1958.

Il en existe également à Auteuil, Nice, Bordeaux, mais les dernières en dates et les plus grandes sont probablement celles du zoo de Vincennes, inaugurées en 2014, qui ne sont pas conçues uniquement pour la flore mais également pour la faune.

Grandes serres du jardin botanique de Lyon

Si aujourd'hui les buts sont clairement la préservation de la biodiversité (et l'agrément), historiquement les premières serres tropicales correspondent à l'époque de la colonisation. Le but de leurs construction était l'acclimatation des espèces (animales et végétales) au climat local, pour pouvoir exploiter ces espèces rares localement et ainsi s'affranchir de la contrainte de la distance pour l'approvisionnement (d'où l'expression "jardin d'acclimatation" ou "jardin colonial").
Le plus bel exemple d'acclimatation est probablement l'Orangerie du palais de Versailles, qui approvisionnait la cour du Roi Soleil en agrumes. Puis avec les grandes serres c'est la maîtrise du climat qui devient possible. La construction de celles-ci coïncida plus ou moins avec le début de la grande odyssée des espèces invasives qui marquent notre époque.

Toutes les photos ont été faites au Rolleiflex 3,5F Planar, sur film TriX.
Serre des agaves au jardin botanique de Lyon

Premières notes

Ça y est, je relance un blog! On est loin du Bloc-notes évolutif et polymorphe que je tenais il y a 5 ans lorsque je suis arrivé à Lyon! Aujourd'hui j'ai pris le tournant environnemental, j'ai décidé de me spécialiser pour m'ouvrir des perspectives.

J'ai pris cette décision parce que je me sentais de plus en plus déconnecté avec la manière de travailler : courir après les politiques et les réunions publiques, sans grande conviction sur le fond, en ayant l'impression d'alimenter les nouveaux chiens de garde, ou produire des reportages exigeants qui avaient du mal à trouver preneurs, crise de la presse oblige!

Parcours éducatif à la Réserve Naturelle du Marais du Vigueirat (Arles - Camargue)

Au fil de mes lectures (dont je vous parlerai dans ce blog) il m'a paru de plus en plus évident de me spécialiser sur l'environnement. Ce thème était l'un des rares qui avait encore du sens pour moi, et le sujet était relativement peu traité malgré les nombreuses urgences écologiques : acidification des océans, raréfaction dramatique des poissons, menaces généralisées sur la biodiversité, changement climatique, etc. La question étant de documenter cela, tout en minimisant l'impact de mes actions : Est-ce que cela vaut vraiment la peine de consommer une tonne de CO2 pour un reportage sur un autre continent? N'y a t'il pas suffisamment à documenter en Europe de l'Ouest?

Lézard vert (Lacerta bilineata) - Réserve Nationale du marais du Vigueirat (Arles - Camargue)

J'ai donc appris, et je continue d'apprendre, pour pouvoir répondre aux attentes les plus larges possibles sur ces sujets, tout en étant à la pointe de ce que je peux offrir, de manière créative et technique.


Je vous invite donc à venir régulièrement sur ce blog pour un suivi hebdomadaire : des partages d'images, des conseils de lectures, et j'espère bien quelques découvertes à la clef!